07 avril 2017

Et si on leur lâchait les baskets avec la tétine ?

C'est bien connu, on a des principes et un jour, nos enfants viennent au monde et les balayent d'un jet de vomi ou d'un cri strident... J'étais de celles qui affirment que son enfant n'aurait JAMAIS de tétine. J'y étais fermement opposée. Et puis mon ainé, son RGO, son besoin de succion plus que développé et mes douleurs mamaires ont eu raison de moi et la tétine est entrée dans notre maisonnée.

Elle est entrée dans notre vie et pas qu'un peu car mon fils n'a plus voulu s'en séparer. Pour être clair, Eliot avait sa tétine dans le bec presque tout le temps. Jusqu'à ses deux ans, personne n'avait rien à y redire. De notre côté, ça ne nous plaisait pas trop mais étant donné qu'Eliot était très à l'aise avec le langage (il faisait des phrases complètes à 18 mois) nous avons honteusement acheté la paix familiale en le laissant faire.

Et puis, autour de ses deux ans, la question de la tétine a commencé à entrer dans les conversations. Très souvent, les gens, qu'ils fassent partis de notre entourage ou qu'ils soient de parfaits inconnus, se permettaient des remarques sur cette fameuse tétine. "Il a encore une tétine, il serait temps d'arreter !", "attention il va avoir les dents en avant", "ça ne l'empêche pas de parler ?", "Mais tu es bien grand pour avoir encore une tétine, c'est pour les bébés !"...

Comme tout parent qui se respecte, nous nous sommes posés des questions, nous avons culpabilisé, nous avons tenté différents stratagèmes pour que notre bout de chou accepte d'abandonner cette tétine au moins à l'extérieur. Vous imaginez bien, que tous ces stratagèmes et négociations n'ont fait qu'augmenter son attachement à l'objet... Et puis, nous avons finalement lâché prise.

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Lorsqu'il est entré à l'école, il a naturellement voulu faire comme ses petits copains et il déposait sa tétine dans le casier prévu à cet effet. Au fil des semaines, nous avons remarqué qu'il n'en avait plus besoin en permanence. Un matin, il a décidé qu'il était grand et que tétine resterait à la maison. Au deuxième trimestre, il ne prenait plus sa tétine que pour dormir... L'été est arrivé et il nous a simplement annoncé qu'à la rentrée prochaine, il laisserait tombé sa tétine. Nous étions très fier de lui et nous l'avons encouragé sans pour autant lui en parler trop souvent, histoire de pas lui mettre de pression.

La veille de la rentrée, nous l'avons senti un peu stressé, angoissé. Il nous a dit : "je me sens prêt pour la moyenne section mais je crois que j'aurai encore besoin de ma tétine au début". Nous lui avons dit qu'il ne s'en fasse pas trop pour ça, qu'il laisserait sa tétine quand il se sentirait prêt et que nous lui faisions totalement confiance pour y arriver quand ça serait le bon moment. 3 jours plus tard, il me demandait de ranger sa tétine dans un endroit secret. Il ne la plus JAMAIS réclamé !

Si je parle de notre expérience avec la tétine aujourd'hui, c'est parce que ma fille va avoir deux ans et que ça y est, les réflexions recommencent. Aujourd'hui, forte de notre experience et plus confiante en moi-même comme en mes enfants, j'ose répondre simplement que Lizon arrêtera de prendre la tétine quand elle se sentira prête et que nous avons tout à fait confiance en elle. J'ose répondre qu'il est facile de blâmer un enfant qui s'accroche à cet objet alors que c'est nous-même, adulte, qui le lui avons donné au départ. Enfin, j'ose ne rien faire de spécial pour m'en débarraser car je sais que ce besoin s'estompera de lui même en grandissant...Bref, je lui lâche les baskets avec sa tétine !

Et chez vous ? la tétine fait-elle aussi parler d'elle ?

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18 janvier 2017

Une histoire de pull

C'est l'histoire d'un pull. Un pull tricoté en grosses mailles bleues nuit. Un pull dans lequel on a envie de se réfugier, de se cacher même, quand la vie est un peu trop agitée ou qu'il neige un peu trop fort. Un pull doudou.

C'est un pull qui a du vécu. Il a senti naitre la vie plusieurs fois en dessous de ses larges mailles. Il a abrité deux générations de gros bidons attendant de livrer leur trésor.

Il est né sur les aiguilles de ma grand-mère, il y a un peu plus de 31 ans, pour ma mère qui ne l'était pas encore tout à fait. Elle l'a fait extra large, elle avait probablement eu l'intuition que je me ferai désirer et attendrai d'avoir dépasser le terme de 6 jours avant de me décider à venir faire connaissance...

Ma maman l'a donc porté en m'attendant. Puis je l'ai vu le porter le soir, dans la cuisine, en s'affairant à son quotidien de maman solo. Je me souviens qu'il était si large sur elle, qu'elle avait l'air toute petite dedans.

Et puis, le temps, la vie...J'ai grandi et j'ai eu à mon tour un ventre tout rond. Et le pull à repris du service. Ses mailles bien larges sur mon ventre tout aussi élargi. Et de temps en temps, quand il neige trop fort ou que la vie va trop vite, c'est moi qui doit avoir l'air toute petite dedans, aux yeux de mes enfants, quand je m'agite dans la cuisine à essayer de leur asaisoner l'existence.

Parfois, quand je le lave à la main, en en prenant soin comme s'il s'agissait d'une pièce de haute couture, je m'imagine qu'un jour, ce pull bleu nuit aux larges mailles tiendra chaud au ventre plein de vie de ma fille qui aura grandi...

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02 décembre 2016

La quête du 100 %, ou comment j'ai flirté avec le burn-out maternel

Je suis une fille "100%". Je fais parti de ces gens dit "perfectionistes". Je ne suis pas du genre à me jeter tête baissée dans un projet, je réfléchis longuement avant de me décider. Mais si je choisi de le faire, je le fais à fond.

Aussi, le choix de la maternité a été plus que mûrement réfléchi. Adolescente, déjà, je savais que je voudrais des enfants, que je les voudrais tôt et que si je devais mettre des êtres humains au monde, ce serait pour le faire bien. Mais qu'est-ce que ça veut dire au juste bien faire quand on est parent ? La question est tellement vaste qu'elle donne le tournis. Aussi, comme à chaque fois que je décide de faire quelque chose, je me suis appliquée, en bonne élève, à me renseigner sur le sujet. J'ai regardé des émissions sur la parentalité bien des années avant de rencontrer celui qui deviendrait le père de ma progéniture, j'ai lu beaucoup, jusqu'à trouver quelque chose qui me parle. Lorsque j'ai découvert l'éducation non violente / bienveillante / positive (quelque soit le nom qu'on lui donne), j'ai été convaincue que c'est ce que je voudrais mettre en place pour mes enfants à venir. Je me suis nourrie d'Isabelle Filiozat, Catherine Gueguen, Thomas Gordon, et autres grands noms de ce courant...

Quand mon fils est né, et même avant sa naissance, je lui répétais que je ferais de mon mieux pour lui donner le meilleur. J'ai naturellement choisi de changer d'activité professionnelle pour faire quelque chose qui me permettrait d'être le plus souvent possible à la maison avec lui. Et s'il y avait des moments plus durs que d'autres, j'étais plutôt fière de moi en tant que mère et de nous en tant que parents. Mais si je sais que la perfection n'existe pas, j'ai tendance à croire que tout est perfectible. Et donc, je cherchais toujours à m'améliorer en tant que maman.

Quand ma fille est arrivée. Forcément ça c'est compliqué. Comment continuer à être autant disponible pour mon ainé encore petit et répondre aux besoins immenses de mon nouveau-né tout en gérant le quotidien, en préservant ma vie de couple et en maintenant une vie sociale acceptable ? Rien que de lire cette phrase, j'en attrape mal à la tête ! Pourtant, mon désir de bien faire, la quête du 100 % m'ont poussé à essayer tant bien que mal à y arriver. Et comme, je suis ainsi pour à peu près tout ce que je fais, il était évidemment hors de question de lâcher du leste sur le 100% fait-maison non plus...Et ce, même si a 18 mois ma fille me réveillait encore plusieurs fois par nuit (j'en parlais ici)...

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La vérité, c'est que durant 18 mois, je me suis épuisée.

J'ai commencé à me poser des questions sur ce qu'il m'arrivait au mois de juillet. Cela faisait déjà plusieurs mois que je me sentais très fatiguée, pas un jour ne se passait sans que je me dise au moins une fois "si seulement je pouvais dormir un peu". Mais avec les vacances scolaires et donc, deux enfants en permanence à la maison, cela s'est vraiment intensifié. D'autant que tous nos week-ends étaient accaparés par des invitations à des anniversaires, mariages, ou autre événements bookés des mois à l'avance et difficilement annulables nous obligeant à nous coucher tard et faire de la route...J'ai commencé à devenir de plus en plus irritable, principalement avec l'Amoureux car j'employais toute mon energie à garder mon calme durant la journée avec mes petits pois.

Le mois d'août à été salvateur. Enfin des vacances. Enfin, je n'étais plus seule face à mes enfants. Durant toutes nos vacances, je me suis sentie soulagée et heureuse...Mais plus la rentrée approchait, plus mes angoisses revenaient. Mon amoureux allait repartir au travail et de mon côté la valse du quotidient, si éreintante, allait reprendre...

Au mois de septembre, j'ai eu la sensation de couler tout doucement. Je me suis surprise à crier sur les enfants de façon de plus en plus régulière. Et surtout, je ne ressentais presque plus aucune joie à m'occuper d'eux. Et je culpabilisais. TOUT LE TEMPS. Je me réveillais chaque matin en pensant "Oh non, pas déjà" et je m'endormais chaque soir en me demandant comment j'allais faire le lendemain. Je me repassais le film de mes journées en me disant que j'aurais du faire ceci ou réagir comme cela et je me sentais chaque jour un peu plus nulle, un peu moins sure de moi, me promettant néanmoins de faire plus d'efforts le lendemain.

Voilà, moi, jeune maman créative de deux adorables petits pois, maternante, pratiquant autant que faire ce peut l'éducation non-violente et écolo convaincue, je me suis épuisée dans la quête du 100%.

J'ai lu un article du blog Seinplement pour moi qui a largement inspiré mon titre et qui parle du deuil du 100% à faire lorsqu'un deuxième enfant arrive. Je me suis tellement reconnue dans ce témoignage ! Je vous l'avoue, en le lisant j'ai pleuré à chaudes larmes... En voici un passage :

"J’ai voulu mourir la première fois où, tout à coup, un comportement m’a fait lever le ton. Pas juste un ton ferme, non, le ton d’une mère qui veut protéger son bébé ou qui est juste trop épuisée pour être empathique aux émotions de son bambin. Une mère qui ne gère plus ses propres émotions. Ensuite, il y a eu la culpabilité. Non seulement je criais, mais en prime je n’étais plus autant disponible. "

L'arrivée d'un nouvel enfant dans la famille signifie aussi faire le deuil de ce qui a été avant pour pouvoir trouver un nouvel équilibre.

Attention, je n'accuse en rien les preceptes de l'éducation que j'ai choisi de donner, ni ne remet en cause le bien fondé d'un mode de vie plus sain pour soi et pour la planète. Mais, à trop vouloir bien faire, je me suis perdue. Ne dit-on pas que le mieux est l'ennemi du bien ?

Ce que j'ai oublié en chemin, c'est que pour pouvoir prendre soin des autres avec bienveillance, il faut commencer par soi-même.

Heureusement, je suis bien entourée. J'ai un amoureux formidable qui a vite remarqué que ma fatigue se transformait en quelque chose de plus profond et qui m'a accompagné du mieux qu'il a pu vers un "aller mieux". Et de mon côté, j'ai pris conscience que trop c'est trop. J'ai pris le temps de me reposer, j'ai passé des après-midi à faire la sieste, des week-ends entiers sans m'occuper des enfants, j'ai refusé des invitations et j'en ai accepté d'autres, je suis retournée au ciné avec des copines, au resto...des choses simples mais que je ne faisais plus depuis la naissance de Lizon. J'ai remis en question mon mode de fonctionnement et mes désirs irréalistes concernant la maternité (ou du moins j'essaye, ces choses là ne se font pas du jour au lendemain...). Aujourd'hui je me sens bien mieux et je me plais à croire que cet épisode est derrière moi. Même si je me sens encore fragile, j'aspire à plus d'indulgence envers moi-même, à plus de lacher prise... A ce sujet, la lecture de cette article écrit sur le blog Maman bienveillante m'a fait un bien fou ! Je vous invite à aller y jetter un oeil...

Si j'écris cet article "témoignage" aujourd'hui, c'est parce que je trouve que le travail des parents (et encore bien souvent surtout celui des mères) est paradoxalement à la fois soumis à une pression de dingue et  à la fois sous-estimé voire méprisé. Lorsqu'un parent, le plus souvent une mère, se plaint de ses journées fatigantes elle ne trouve que très rarement une oreille attentive et soutenante. On lui répond qu'elle les a bien voulus ses enfants, ou qu'elle n'a qu'a faire ceci ou cela, ou on l'ignore en lui répondant "ben dis donc qu'est-ce que ce serait si tu travaillais" / "m'en parle pas, au boulot pour moi aussi c'est la folie en ce moment" ou encore "Eh oui, j'ai eu des enfants moi aussi, chacun son tour" (speciale dédicace à mes parents)... Rares sont les personnes qui m'ont entendues et dit simplement "je comprends, c'est très dur d'élever des enfants". On se sent alors très seule, isolée, se demandant pourquoi les autres y arrivent et pas soi. Le manque de reconnaissance évidente pour ce que l'on fait au quotidien et cette solitude contribue largement à ce mal-être et cette fatigue psychologique (qui s'ajoute à la fatigue physique).

Donc, pour conclure, je voudrais dire à toutes les mamans (et à certains papas) qui flirtent eux-aussi avec le burnt-out, que non vous n'êtes pas seul-e-s à pédaler dans la semoule, à avoir l'impression de ne pas y arriver. Et que non vous n'êtes pas nuls, vous avez justes besoin de repos et d'être soutenus. Parfois faire aveux de faiblesse c'est aussi faire preuve d'un grand courage et demander de l'aide n'est pas une honte.

Je vous laisse avec un autre témoignage en vidéo...et vous avez-vous déjà ressenti cet épuisement ? comment en êtes-vous sorti ?

13 septembre 2016

17 mois sans sommeil.

Habituellement, ici, sur ce blog, j'aime partager mes moments de bonheur, de joie, de créativité... Tout ce qui est moteur dans ma vie. Aussi, je ne témoigne que rarement de sujets douloureux ou simplement "moins heureux", que je juge souvent trop intimes.

Mais aujourd'hui, je sors un peu de ma zone de confort. Peut-être par besoin de sortir ce qui me tracasse et peut-être un peu aussi par besoin de conseils, de mots rassurants...

Ce matin, je consultais ma liste d'idées d'articles à publier pour commencer la rédaction de certain d'entre eux notamment un post pour les 18 mois de Lizon, le mois prochain. A l'image de ce que j'avais écris pour ses neufs mois, je voulais écrire quelque chose sur nos moments forts, sur sa personnalité...

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Mais tout ce qui m'est venu au moment de poser mes mots, sont les images de ces nuits hachées, de ces cernes sous mes yeux, de cette fatigue omniprésente et qui se transforme doucement en un véritable épuisement. Non pas que les moments heureux soient inexistants ou que mon amour maternel ait disparu, mais après n'avoir dormi que de 22h à minuit et de 4h à 7h, mon cerveau ne semblait simplement pas s'en souvenir. Il ne restait de notre relation que ce trou dans ma nuit, que cet enfer de l'éveil forcé qui se répète inlassablement chaque nuit ou presque depuis 17 mois.

17 mois sans sommeil, donc. 17 mois sans sommeil, ça vous conduit à envisager toutes les solutions possibles pour arriver à enfin faire une nuit complète : consultations chez un ostéopathe, rituel du coucher revu et corrigé plusieurs fois, plus de proximité la journée afin de gonfler à bloc son réservoir d'amour et de tendresse, menus du soir revus et corrigés plusieurs fois (plus léger, plus copieux, avec ou sans féculent...), massages avant le coucher, berceuse, lit à barreaux, matelas au sol, cododo, avec une veilleuse, sans veilleuse, avec tétine, avec deux tétines (au cas où elle en perdrait une dans son lit)...

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Et comme rien ne fonctionne on en vient même à envisager d'autres solutions plus "alternatives" comme une consultation chez un chaman ou un exorciste. (humour bien sur, enfin... presque).

17 mois sans sommeil, ça vous amène aussi à vous imaginer régulièrement voyager dans le temps et débarquer au moment de la conception de votre enfant en criant "STOOOP, ne faîtes pas ça vous aller vivre l'enfer !!". Oui, la nuit, au bout du 5ème réveils on en vient à regretter de l'avoir mise au monde, cette petite merveille qu'on aime pourtant plus que tout.

17 mois sans dormir correctement, ça amène aussi beaucoup de culpabilité. La culpabilité de ne pas réussir à trouver de solution pour aider notre fille à être suffisamment sereine pour dormir paisiblement. Mais aussi celle d'être trop fatiguée pour emmener notre ainé à la piscine alors qu'il nous le demande depuis plusieurs semaines ou celle d'accorder moins de temps à notre couple car au lieu de passer du temps à discuter ou à se blotir l'un contre l'autre devant un film une fois les enfants couchés, on préfère aller dormir. Et puis ça entraine inexorablement des problèmes du quotidien parce qu'on est continuellement "au radar" et "au ralenti" et que les choses qui devraient être faîtes trainent et s'accumulent dans une longue liste de retards...

Bref, 17 mois de nuits sans dormir, c'est long. Trop long. Donc si vous êtes passés par là et que vous en êtes sortis ou même si comme moi, vous êtes au bout du rouleau, n'hésitez pas à venir me raconter comme vous avez fait pour passer cette période ou comment vous arrivez à le gérer. Parce qu'ici, nous sommes à court d'idées !

20 janvier 2016

4 bougies

Aujourd'hui, tu as 4 ans. 4 ans !! Comment est-ce possible ? ta naissance, c'était hier...

Tu es un petit garçon passionné et curieux de tout. Souvent poète, tu nous fais rire ou nous émeut par tes bons mots que je prends soin de noter pour ne jamais oublier.

Cette année n'a pas été facile pour toi. Nous avons été bien occupés avec la naissance de ta petite soeur et il a fallut que tu apprennes à partager ton espace, notre temps... Et je sais que ce n'est pas facile d'être l'ainé, je suis passée par là moi aussi ! Mais tu es un grand frère aimant et attentionné, les premiers éclats de rire de ta soeur ont été pour toi.

Comme tout le monde, tu as tes difficultés mais tu es désireux de t'améliorer et tu fais beaucoup d'efforts. Prends confiance en toi mon petit bonhomme, nous, tes parents, ne doutons pas une seconde de tes capacités ! Nous t'aimons et te regarder grandir est la plus belle chose qui soit.

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15 janvier 2016

9 mois dedans, 9 mois dehors

Ma Lizon,

Tu as 9 mois. Tu as passée autant de temps au creux de mon ventre que dans le monde.

9 mois, c'est peu mais c'est beaucoup à la fois.

La grossesse n'a pas été un long fleuve tranquille. J'ai eu du mal à intégrer ta présence, ton grand frère prenais déjà beaucoup de place. Et puis, il y a eu cette grosse frayeur qui nous a conduit à l'hopital et à un repos forcé. Mais tu as su revendiquer ta place et manifester ta présence par tes coups et tes caresses répétés...De l'énergie, tu en avais déjà à foison !

Ta naissance était magique. Naturelle. Intime. J'ai adoré t'accueillir en ce monde et cette aventure restera gravée à jamais dans ma mémoire, sois-en sûre.

Tu ressembles à ton frère : les mêmes yeux, les mêmes cheveux roux, la bouille ronde et rigolarde. Mais très tôt tu as su marquer ta différence, tu n'es assurément pas le même bébé qu'il était, et avec toi il faut tout réapprendre...et je trouve ça génial !

Je sens en toi une grande détermination et une force de caractère qui, j'en suis sûre, te serviront dans la vie... mais loin de moi l'idée de te coller une étiquette ! Continue à explorer les différentes facettes de ton être en construction, à découvrir qui tu es et à nous le faire découvrir.

De mon côté, je suis là qui t'observe, je t'ouvre mes bras quand tu les réclames, je te lache la main quand tu en ressens le besoin... et surtout je t'aime !

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24 septembre 2015

Le portage et moi

Depuis 3 ans et demi environ, c'est à dire depuis que j'ai des enfants, il ne s'est quasiment jamais passé un jour ou je n'ai pas porté un de mes enfants. Le portage, en plus d'être vraiment pratique (vive les mains libres !) nous apporte beaucoup tant à nous parents qu'à nos enfants. Bref, je suis convaincue de tous les bienfaits du portage physiologique et je le pratique depuis un moment maintenant, c'est donc naturellement que j'ai eu envie de partager ici, avec vous, mon expérience et mon ressenti

Pourquoi je porte ?

Déjà enceinte, je regardais les jeunes parents porteurs avec les yeux qui brillaient : leurs bébés avaient l'air si bien et ça avait l'air vraiment pratique ! Je m'étais juré d'essayer quand mon tour viendrait. Mais ce n'est que quand mon bébé s'est mis à régurgiter plusieurs fois par jour et a pleurer sans cesse que j'ai découvert l'effet positif du portage...Dans son écharpe, tout contre moi, Eliot était enfin soulagé !

A partir de là, le portage est devenu une habitude quotidienne : pour se promener, pour le soulager ou juste pour le plaisir...A la naissance de Lizon, je ne me suis même pas posé la question, l'écharpe était présente dans ma valise de maternité !

Pour en savoir plus sur les bienfaits du portage cliquez ici

Comment je porte ?

J'ai commencé avec une écharpe tissée traditionnelle mais au fil du temps j'ai acquis plusieurs systêmes de portage physiologique qui ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. J'alterne donc en fonction des situations et des envies...

  • Mon écharpe "classique"

Il s'agit d'une écharpe en coton tissé en sergé croisé de la marque Néobulle. J'ai choisi cette marque car le coton utilisé est certifié "Öko tex 100" (c'est à dire sans teinture toxique, sans métaux lourds ou polluants) et car leurs produits sont tissés et confectionnés en France. Elle permet de porter son enfant de la naissance à 3-4 ans (18kg)

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Ses + :

* Un vrai confort durant le portage. Elle s'ajuste parfaitement au corps ce qui évite d'éventuelles tensions et permet de ne pas (trop) sentir le poids de bébé.

* Elle permet différents nouages en fonction de l'âge de bébé et de ses envies (portage devant, couché, sur le dos ou la hanche)

* Le confort qu'elle offre permet de l'utiliser longtemps sans fatiguer. Si bébé s'endort dedans pas de problème, il peut y rester des heures sans que cela ne pèse !

* L'effet "envellopant" sécurise vraiment le bébé.

Ses - :

* Elle est longue. Je la trouve donc un peu encombrante et difficile à mettre sans la salir ou gener notemment lorsqu'il pleut (diffificile de ne pas faire trainer les bouts par terre lors du nouage) ou lorsque je suis dans des endroits exigüs comme le train par exemple.

Mon avis : C'est une valeur sûre, qui offre des tas de possibilités et du confort. Mieux vaut faire un atelier avec un moniteur ou une monitrice de portage avant de se lancer pour être à l'aise et être sûre de bien l'utiliser. 

 

  • Mon sling

Il s'agit d'une écharpe en coton tissé en sergé croisé munie d'un anneau sur un de ses cotés. Elle permet de porter bébé sur le côté sans faire de noeud.

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Ses + :

* Elle est facile et rapide à installer.

* Elle n'est pas encombrante et peut dons s'emporter et se mettre facilement partout.

* De même que l'écharpe classique, le sling a un effet envellopant pour le bébé qui le sécurise tout en lui permettant une certaine ouverture sur le monde.

Ses - :

* Elle ne permet qu'une seule position de portage sur la hanche.

* La position sur la hanche provoquant un déséquilibre, elle ne peut être utilisée trop longtemps sous peine d'avoir mal au dos.

 Mon avis : C'est le systême que j'utilise le plus au quotidien, je le conseille vraiment. 

 

  • Mon écharpe sans noeud (tri-cotti par Babylonia)

Il s'agit de deux pans de tissus en jersey (coton certifié "Öko tex 100") que l'on croise simplement devant soi afin d'y glisser bébé. Elle permet 3 positions de portage (contre soi, sur la hanche et couché) et existe en 3 tailles à choisir en fonction de sa corpulence.

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Ses + :

* Ultra simple à utiliser puisque sans nouage

* Peu encombrante

Ses - :

* Je trouve qu'elle n'est pas ultra sécuritaire. Je m'explique : On croise les deux pans de tissus devant soi et on y glisse le bébé. Le portage est certes physiologique car il respecte la position dîte de la grenouille pour l'enfant MAIS le tissu étant simplement croisé, si le bébé se jette en arrière, le tissu s'écarte et bébé peut donc tomber.

* Comme il n'y a pas de nouage, le tissu ne s'adapte pas forcément bien, le confort n'est donc pas obtimal.

* Si vous ne faîtes pas la même taille que votre conjoint et que celui-ci veut porter bébé, il vous faudra 2 écharpes. Dans mon cas, j'aurai eu besoin de la taille S, l'Amoureux de la taille L. Nous avons choisi la taille M pour pouvoir l'utiliser tous les deux mais du coup elle est légèrement trop grande pour moi et bébé se retrouve trop bas et à tendance à peser et elle est légèrement trop petite pour l'Amoureux et bébé se retrouve très sérré.

Mon avis : Elle peut offrir un bon systême d'appoint mais je ne la conseille pas si vous devez n'en choisir qu'une. Personnellement je ne m'en sers que quand mon sling est au lavage.

 

  • Mon ergobaby

C'est un porte-bébé ergonomique qui offre un portage physiologique tout en offrant la facilité d'un porte-bébé.

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Ses + :

* Un vrai confort dans le portage avec ses bretelles et sa ceinture abdominale rembourées.

* Facile à mettre, pas plus compliqué qu'un sac à dos !

* La capuche intégrée permet de protéger bébé en cas d'averse ou de vent

* Permet de porter devant, dans le dos et sur la hanche.

* Peu encombrant pour être emporté partout

Ses - :

* Ne peut-être utilisé qu'à partir des 6-7 mois du bébé ou alors il faut ajouter un accessoire pour adapter la taille.

* Moins enveloppant qu'une écharpe ou qu'un sling, je trouve que ce systême est plus adapté à un bambin qu'à un nourrisson.

Mon avis : L'ergobaby arrive en seconde position dans mes préférences. Je l'utilise énormément même encore aujourd'hui avec mon grand de 3 ans. Il est idéal pour porter lorsqu'on part en voyage en transport en commun (c'était mon allié n°1 lors des voyages en train avec passage à Paris et métro) ou en randonnée. Je le conseille à tous les parents !

 

  • Mon manteau de portage

C'est un manteau de la marque Zoli qui, grâce à des inserts qu'on ajoute ou retire, permet de couvrir dans un premier temps le bidon de grossesse, puis le bébé porté aussi bien devant que dans le dos ! C'est mon coup de coeur "petit plus" pour un portage pratique et agréable en hiver. En effet, il est déconseillé de trop couvrir bébé lorsqu'on le porte car trop d'épaisseur de tissus ne permet pas un bon soutien.

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 Et vous, vous portez vos enfants ? Pourquoi ? Comment ? racontez-moi !

 

 

 

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08 septembre 2015

Frère et soeur, une relation en construction...

Avant même d'avoir mon premier enfant, il m'était inconcevable de n'en avoir qu'un seul. Non pas que je pense que les enfants uniques soient plus malheureux ou moins bien élevés ou je ne sais quels clichés encore... Non, ce n'est pas cela. Mais ma relation avec ma petite soeur m'a tellement apporté et m'apporte encore tellement dans la vie, j'ai de si bons souvenirs d'enfance avec elle que je souhaitais que mes enfants puissent avoir la même chose.

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Et puis quand je suis tombée enceinte de ma fille, j'ai eu quelques angoisses. Et si les projections que j'avais faîtes ne se produisaient pas ? S'ils ne s'entendaient pas ? S'ils ne s'aimaient pas ?!

Aujourd'hui, j'ai pris du recul et j'ai lâché prise... après tout chaque fratrie est différente, chaque relation est unique et mes enfants auront la relation qu'ils construiront ensemble, cela ne m'appartient pas. Je me contente d'observer chaque jour cette relation en construction et je trouve cela magique.

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Quand je vois ces regards qu'ils échangent, cette tendresse entre eux, ces langages que, déjà, ils partagent et qu'eux seuls comprennent, JE FONDS !

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Et chez vous, comment ça se passe ?

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14 mars 2014

Les endroits où on l'a fait...

J'imagine déjà vos yeux ronds devant votre écran à la lecture du titre de l'article... Rassurez-vous, aujourd'hui je vais vous parler changement de couches ! Petit à petit, Eliot se dirrige vers la propreté, il réclame de temps en temps les toilettes, ne porte plus de couches certains jours à la maison... Bref il grandit, et je me surprends déjà à regarder les couches avec nostalgie, ces couches qui seront sans nul doute les dernières pour lui. Et donc en repenssant à tout ça, je me suis rendu compte de la variété des endroits où nous avons pu changer des couches, je vous fais une liste ?

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Dans le coffre de la voiture...

- Dans toutes les pièces de la maison
- Dans un hall de gare, sur ma valise
- Dans le coffre de la voiture (CF : photo)
- Dans l'herbe
- Sur le sable, à la plage
- Dans le train
- Dans le métro
- Chez des amis
- Au milieu de la bibliothèque
- A la ludothèque
- Au parc
- Au restaurant
- Dans des cafés
- Dans la salle d'attente chez le médecin
- Dans la salle d'attente du service d'état civil de la mairie
- Dans la cabine d'essayage d'un magasin
- Dans le rayon "céréales et petit dej" d'une grande surface
- Au bord d'un lac
- A la piscine
- A la crèche
- Dans le bureau de mon ancien boulot
- Dans la rue, dans la nacelle de la poussette
- Dans les locaux de l'asso
- Dans une cabine de téléphérique
- Au sommet du Plomb du Cantal
- A Paris, Lyon, Toulouse, Annonay, Metz, Epinal, Moulins, Saint-Etienne, Bayonne,...
-....

Je suis sûre que j'en oublie !

 

Tapis-a-langer-nomade

Mon arme secrète : le tapis à langer nomade (disponibles en boutique)

 

 

Une chose est sûre, j'ai pu constater que les lieux publics (bien) équipés pour accueillir les bébés et les enfants en général sont rares ! Et comme nous sommes des parents qui bougent beaucoup il nous a bien fallut trouver des solutions ! En tout cas, mon tapis à langer nomade m'a suivi partout depuis sa naissance et le changer n'importe où n'a jamais été un soucis. Je n'ai jamais eu honte de ses couches sales et j'ai porté un regard plutôt amusé sur les yeux ronds des passants me voyant le changer dans des endroits incongrus. C'est un peu comme ça que j'ai eu l'impression de conserver ma liberté en tant que jeune maman, en ne m'empêchant pas de sortir et de voyager avec lui pour des raisons "logistiques".

Et vous, vous êtes à l'aise avec le fait de changer des couches en public ou dans des endroits non-équipés ? Quels sont vos trucs et astuces ? Quels sont les endroits les plus loufoques ou les moins adaptés où vous avez du changer votre bébé ? Racontez-moi !

 

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16 août 2013

Retour sur les 2 derniers marchés

Je vous en avez parlé ici, pour mon premier été d'entrepreuneuse créative j'avais décidé de tester les marchés de créateurs et marchés artisanaux de la région. Bien sur, entre le mariage, les vacances et le temps pourris le nombre de marchés est quand même limité. Mais ce n'est pas plus mal car c'est du boulot et mieux vaut avoir pris le temps de se préparer !


Revenons donc sur mon expérience lors de ces deux premiers marchés !

Le marché nocturne de Saint-Rémy-sur-Durolles, le 13 aout :

C'était ma toute première expérience alors autant vous dire que j'avais le trac ! Mais en ce mardi 13 août le temps était radieux avec un magnifique soleil donc finalement j'était assez zen... Je n'avais pas réussi à finir mon panneaux "Rayures & pois" mais le reste du stand était prêt et mon stock aussi. Nous avons donc chargé la voiture et sommes partis joyeusement vers Saint-Rémy.  Arrivés là-bas, nous avons constaté que le vent s'était invité. Ma toute première difficulté a donc été d'arriver à déballer mes créations sans que tout ne s'envole ! Par chance j'avais pris des punaises et j'ai donc pu fixer ma nappe, par contre je n'avais rien prévu pour lester les petites trousses et autres créations légères... J'ai donc du piquer des jouets à mon fils pour les maintenir sur la table !

DSCN1806

Une fois le stand installé, nous nous sommes rendu compte que nous avions oublié l'éclairage ! Ce qui est plutôt embêtant quand on participe à un marché nocturne ! En plus, le vent se faisait de plus en plus glacial et je n'avais prévu qu'un petit pull pour passer la soirée... A 20h j'était déjà complétement frigorifiée... Heureusement nous n'habitons pas loin et l'Amoureux a joué les chevaliers servants en retournant à la maison pour m'apporter l'éclairage oublié ainsi qu'un jean et une polaire !

 

marché-Strémy-aout13

Au final, il a fait tellement froid et venteux que peu de monde s'est risqué à venir nous rendre visite... Par contre j'ai fait de chouettes rencontres, obtenus de précieux conseils d'artisants habitués à ce genre d'évènements, distribué des cartes de visites et pris quelques commandes de "sur-mesure"...

Le marché de créateur au Grand Marché de Vichy, le 15 août :

Pour ce second marché, mon stand était totalement fini. De plus Vichy étant une ville et non un petit village perdu comme Saint-Rémy, j'y allait plutôt sereine et m'attendant à voir du monde. Quelle fut ma deception quand je me suis aperçu que le marché de créateurs qui devait compter une quinzaine d'exposants n'était en réalité composé que de 4 stands ! Le Grand Marché est un marché couvert, le public s'y rendant est donc plutôt composé de personnes venant faire leurs courses alimentaires et là rien à part un petit panneaux n'indiquait notre présence ! Résultat nous n'avons presque vu personne et le peu de personne à être venues sur nos stands étaient étonnées de nous trouver là. C'est bien simple je n'ai fait aucune vente et n'ai noué que très peu de contact. En bref, une grosse déception pour ce marché !

Marché-Vichy-aout13

En conclusion, bien que je n'ai pas fait autant de ventes que je l'avais espéré, je prends ces deux premières expériences pour ce qu'elles étaient : des coups d'essai ! désormais je n'oublierai plus mes lampes quand je dois participer à un nocturne et je veillerai à toujours avoir de quoi lester mes créations au cas où il vente :-) Comme on dit, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, non ?

Untitled-3

Et pour les auvergnats qui passeraient par là voici mes prochaines dates :

programme-été-2013

 

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