07 avril 2017

Et si on leur lâchait les baskets avec la tétine ?

C'est bien connu, on a des principes et un jour, nos enfants viennent au monde et les balayent d'un jet de vomi ou d'un cri strident... J'étais de celles qui affirment que son enfant n'aurait JAMAIS de tétine. J'y étais fermement opposée. Et puis mon ainé, son RGO, son besoin de succion plus que développé et mes douleurs mamaires ont eu raison de moi et la tétine est entrée dans notre maisonnée.

Elle est entrée dans notre vie et pas qu'un peu car mon fils n'a plus voulu s'en séparer. Pour être clair, Eliot avait sa tétine dans le bec presque tout le temps. Jusqu'à ses deux ans, personne n'avait rien à y redire. De notre côté, ça ne nous plaisait pas trop mais étant donné qu'Eliot était très à l'aise avec le langage (il faisait des phrases complètes à 18 mois) nous avons honteusement acheté la paix familiale en le laissant faire.

Et puis, autour de ses deux ans, la question de la tétine a commencé à entrer dans les conversations. Très souvent, les gens, qu'ils fassent partis de notre entourage ou qu'ils soient de parfaits inconnus, se permettaient des remarques sur cette fameuse tétine. "Il a encore une tétine, il serait temps d'arreter !", "attention il va avoir les dents en avant", "ça ne l'empêche pas de parler ?", "Mais tu es bien grand pour avoir encore une tétine, c'est pour les bébés !"...

Comme tout parent qui se respecte, nous nous sommes posés des questions, nous avons culpabilisé, nous avons tenté différents stratagèmes pour que notre bout de chou accepte d'abandonner cette tétine au moins à l'extérieur. Vous imaginez bien, que tous ces stratagèmes et négociations n'ont fait qu'augmenter son attachement à l'objet... Et puis, nous avons finalement lâché prise.

t_tine

Lorsqu'il est entré à l'école, il a naturellement voulu faire comme ses petits copains et il déposait sa tétine dans le casier prévu à cet effet. Au fil des semaines, nous avons remarqué qu'il n'en avait plus besoin en permanence. Un matin, il a décidé qu'il était grand et que tétine resterait à la maison. Au deuxième trimestre, il ne prenait plus sa tétine que pour dormir... L'été est arrivé et il nous a simplement annoncé qu'à la rentrée prochaine, il laisserait tombé sa tétine. Nous étions très fier de lui et nous l'avons encouragé sans pour autant lui en parler trop souvent, histoire de pas lui mettre de pression.

La veille de la rentrée, nous l'avons senti un peu stressé, angoissé. Il nous a dit : "je me sens prêt pour la moyenne section mais je crois que j'aurai encore besoin de ma tétine au début". Nous lui avons dit qu'il ne s'en fasse pas trop pour ça, qu'il laisserait sa tétine quand il se sentirait prêt et que nous lui faisions totalement confiance pour y arriver quand ça serait le bon moment. 3 jours plus tard, il me demandait de ranger sa tétine dans un endroit secret. Il ne la plus JAMAIS réclamé !

Si je parle de notre expérience avec la tétine aujourd'hui, c'est parce que ma fille va avoir deux ans et que ça y est, les réflexions recommencent. Aujourd'hui, forte de notre experience et plus confiante en moi-même comme en mes enfants, j'ose répondre simplement que Lizon arrêtera de prendre la tétine quand elle se sentira prête et que nous avons tout à fait confiance en elle. J'ose répondre qu'il est facile de blâmer un enfant qui s'accroche à cet objet alors que c'est nous-même, adulte, qui le lui avons donné au départ. Enfin, j'ose ne rien faire de spécial pour m'en débarraser car je sais que ce besoin s'estompera de lui même en grandissant...Bref, je lui lâche les baskets avec sa tétine !

Et chez vous ? la tétine fait-elle aussi parler d'elle ?

Posté par rayures-et-pois à 11:08 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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12 janvier 2016

Ces trucs de "mauvaise mère" que je fais (presque) sans culpabiliser

Attention, aujourd'hui j'avoue tout !!

J'ai eu l'idée de cet article il y a quelques temps, à la suite d'un échange de mail avec une de mes amies maman. Nous échangions à propos de nos difficultés et elle m'a avoué s'être comparé à moi en pensant "Rachel ne ferait jamais cela". Je l'ai bien sur rassurée immédiatement et je me suis rendu-compte que je me compare moi-même très souvent à d'autres mamans que j'admire (y compris elle d'ailleurs !) pour leurs qualités relationnelles, leur patience, leur créativité...

Dans notre société dominée par l'image, on nous offre cette image de la maman parfaite : souriante, épanouie, belle, mince, qui apprécie chaque minute passée auprès de ses enfants. Et, même si on sait que ce n'est pas le reflet de la réalité, on se sent parfois très nulle et très coupable de ne pas correspondre à cette image. Car oui, on en a parfois marre de nos enfants, notre tête après des nuits passées sans sommeil est plus proche de celle du zombi que de barbie, nos vêtements sentent parfois le vomi et surtout on fait des erreurs. Tous les jours.

Bref, j'en étais là de mes réflexions quand je me suis dit que quelque part, je contribue un peu à cette dictature de l'image. Après tout, je rédige un blog et je publie sur les réseaux sociaux. Et bien sur, je ne partage que des moments choisis, des photos que je trouve belles... Mais mon quotidien ça n'est pas ça. Il ressemble à cela en grande partie, oui. Mais il faut y ajouter les moments de fatigue, de coup de mou, de coup de gueule, de doute, les photos râtées...

6563474_9899206Parfois, l'Amoureux et moi rêvons de faire ça. (Source image : Family Deal)

J'ai donc eu l'idée de partager ici quelques trucs que je fais en sachant que ce n'est pas l'idéal, et que ce n'est certainement pas des trucs qu'une maman parfaite ferait :

- Je surfe souvent sur le net pendant la tété du soir.

- Parfois, alors que ma petite s'est endormie, je mets mon grand devant un dessin animé non pas pour préparer le repas ou faire une lessive mais pour faire des trucs que j'aime comme écrire sur mon blog, lire ou bricoler !

- J'ai toujours du poisson pané et des pizzas dans le congel' pour les jours ou j'ai trop la flemme de cuisiner même si je sais que ce n'est pas bon pour la santé ou pour la planète.

- Régulièrement, je pars seule ou j'envois l'Amoureux et les petits pois en week-end, juste pour me reposer.

- Je ne permets pas à Eliot de manger des sucreries pour le dessert, il a le choix entre compote, laitage ou fruits. Mais une fois qu'il est à la sieste, j'apprécie volontier un petit gâteau ou un carré de chocolat avec mon thé d'après repas.

- Malgré mes convictions en matière d'éducation bienveillante, malgré mes outils et connaissances en matière de communication non violente et malgré toute ma bonne volonté, je crie ou je lève la voix régulièrement. C'est quelque chose sur lequel je travaille et que j'essaye de corriger. Mais après avoir longtemps beaucoup culpabilisé, j'accepte aujourd'hui d'être simplement humaine et je m'accorde un peu d'indulgence.

Et de votre côté, rassurez-moi, vous faites aussi des trucs de mauvaise mère ?

Posté par rayures-et-pois à 12:33 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
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